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L’avocat de Rayen Hamzaoui met le ministère public au défi de présenter des preuves

L’avocat de Rayen Hamzaoui, Soufiane Jeribi, a mis le ministère public au défi de prouver la culpabilité de son client dans l’affaire de complot contre la sûreté de l’État. Il a assuré que le dossier de l’enquête était dépourvu de preuve.

Intervenant le 1er septembre 2023 durant « Houna Tounes » de Moez Ben Gharbia sur Diwan Fm, Soufiane Jeribi a critiqué la décision de refus de libérer Rayen Hamzaoui émise par la chambre d’accusation et l’a qualifiée de honteuse. Il a, aussi, indiqué que le comité de défense avait été interdit de plaider devant la chambre des mises en accusation.

Soufiane Jeribi a mis l’accent sur l’absence de preuves dans le dossier. L’affaire repose uniquement sur un témoignage anonyme. Il a expliqué que le comité de défense continuera à contacter les instances œuvrant pour la défense des droits humains et de les informer de la situation.

« Nous avons, également, opté pour la divulgation de l’identité de l’informateur anonyme… Nous allons demander cela… Le témoin n’a pas été auditionné alors que Rayen Hamzaoui a été emprisonné… Nous savons d’avance que la demande de divulgation sera refusée », a-t-il ajouté.

Soufiane Jeribi a indiqué qu’une organisation défendant les prisonniers a contacté d’elle-même Rayen Hamzaoui. Elle a pu constater les conditions de détention portant atteinte aux droits humains les plus simples. Il a expliqué que les autres détenus n’étaient pas autorisés à lui adresser la parole. Ceux qui échangent quelques mots avec lui sont punis.

L’avocat a mis le ministère public au défi de présenter des preuves de la culpabilité de son client. Il a souligné la gravité des accusations portées à son encontre. Il a expliqué que la justice avait saisi son téléphone et avait pris d’assaut sa résidence, mais sans présenter par la suite des preuves de sa participation à un complot. 

Pour rappel, Rayen Hamzaoui a été arrêté dans une affaire de complot contre la sûreté intérieure et extérieure de l’État impliquant plusieurs personnalités politiques importantes. On lui reproche de conspirer contre le pays avec plus d’une vingtaine de personnes dont Hakim Ben Hamouda, ancien ministre des Finances et grand expert économique dans plusieurs instances internationales, Mofdi Mseddi, ancien secrétaire d’État chargé de la communication de trois chefs du gouvernement et d’un président de parlement, Maya Ksouri, grande avocate et célèbre chroniqueuse politique, Sawsen Maâlej, célèbre comédienne, Chahrazed Akacha, Malak Baccari, journalistes et Nadia Akacha, ancienne cheffe de cabinet du président de la République. 

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